mercredi 12 décembre 2007

Tourne manège

Je réponds très volontiers aux coccinelles trinitaires…

D’autant plus volontiers que j’ai été très directement et personnellement concerné par l’un des trois projets qui font l’objet de cette consultation amicale.

Je ne dirai d’ailleurs pas lequel des trois car il serait alors aisé de me découvrir et je n’y tiens pas.

Malgré le fait que je ne sois même pas un habitant trinitaire.

Pour ce qui concerne l’ancienne école de Laghet on voit bien que la décomposition à laquelle elle est exposée, depuis sa fermeture aux élèves, progresse très rapidement et offre aux riverains et pèlerins un bien triste spectacle.

Quelques agités de l’imaginaire prétendent avoir proposé des solutions mais je dois à la vérité de dire que je n’ai pas connu quoi que ce soit qui aurait mérité l’appellation de projet.

Il est vrai que l’écoute compassionnelle qu’on accorde parfois à ces rêveurs apprêtés, par courtoisie, peut leur laisser supposer que leurs sornettes disposent de quelques crédits.

Il faut rappeler, qu’à cet égard précisément, l’évocation d’un projet très incertain, sans la moindre assurance de financement, avait effectivement suscité la raillerie de tous ceux qui en avaient pris connaissance, au stade de son état hyper embryonnaire, assorti de toutes les caractéristiques les plus incroyablement chimériques.

La proposition de la municipalité consistait à conserver la propriété du bâtiment mais d’en louer l’usage à un organisme public régional (EPFR), disposant (naturellement) de toutes les garanties morales et financières utiles.

Cette location, dans son principe, restait subordonnée à la condition que l’Etablissement attributaire s’engage à construire deux logements pour actifs et prioritairement destinés à des laghétans qui souhaiteraient les occuper au titre de résidences principales.

Cette disposition visait à satisfaire deux familles en quête de logement et parviendrait aussi à sédentariser à Laghet des jeunes gens qui s’en évaderaient faute de pouvoir s’y loger décemment.

Quelques clowns sans plus d’envergure que l’ampleur des conséquences de leurs venins, se sont opposés à ce projet sans raison véritable et, surtout, sans jamais dire ce par quoi ils avaient l’intention de le substituer.

Pour ce qui concerne le projet du « centre multi accueil Tagnati » les choses se sont réellement corsées lorsque, quelques uns des individus qui se distinguent habituellement par leur inconséquence, se sont opposés à sa réalisation.

Et ceci à des motifs au moins aussi ridicules qu’ils étaient fallacieux.

L’élément le plus paradoxal de cette incroyable ânerie réside dans le fait que la substance des ergotages développés contradictoirement (enfin si on peut dire), fondait sa légitimité sur des balourdises si grossières qu’on se demande encore si elles sont réellement survenues ou si elles résultent de notre imagination.

Je crois me souvenir de quelques unes des sottises les plus fermement militantes en faveur d’une édification de la crèche municipale sur les hauteurs du collinaire voisin.

Ceci afin d’éviter les pollutions du centre urbain.

Ces prodigieuses balourdises, en l’état de ce que nous savons, ont d’ailleurs, elles aussi, provoqué une énorme moquerie de circonstance.

Elles ont impulsé une réponse selon laquelle on pourrait bien entendu projeter de construire cette crèche sur le plateau Tercier….. où elle pourrait alors et enfin profiter d’une meilleure atmosphère … !! … l’accessibilité étant un problème secondaire … ! bien sur.

Paradoxalement les contradicteurs les plus classiques, mais cependant pas les meilleurs, ne se sont pas révoltés à l’annonce de cette utopique perspective.

Sans doute l’ont-ils prise pour « argent comptant » ?

Pour ce qui concerne le projet dit de « l’ancienne gendarmerie » je crois que presque tout a déjà été dit, et même redit, sous toutes les formes possibles.

Un simple rappel : la ville, propriétaire d’un bâtiment qui avait autrefois abrité une brigade de gendarmes, logements de fonction inclus, tombaient en ruine depuis de nombreuses années et la municipalité ne disposait pas des capacités financières utiles à sa réhabilitation dans les conditions requises.

Ensuite et contrairement à ce qu’on pu pérorer quelques « simples d’esprit » toutes initiatives restaient conditionnées au respect de deux impératifs au moins.

Le premier impératif dépendait de la nécessité de ne pas modifier la destination initiale des lieux en raison des règles d’urbanisme et de ses contraintes, notamment en termes de parcs autos.

Le second impératif résultait de la nécessité de satisfaire des besoins d’espaces pour y loger des services municipaux tels que le CCAS et le BIJ.

Tous, sauf peut être quelques rares victimes d’erreurs de casting, se sont donc accordés à reconnaître que la réhabilitation s’imposait de manière irréversible et urgente et qu’il allait falloir déterminer les modalités de réalisation, dont celles dépendantes de la faisabilité financière.

Une analyse qui s’est conclue par un dispositif perspectif de mise en concurrence loyale, et consécutivement d’un appel à candidatures.

Les évènements se succédèrent à la satisfaction de tous, à l’exception de quelques pitres qui donnèrent très curieusement l’impression que ces procédures légales contrariaient très curieusement leurs plans et projets.

Aux motifs, ont-ils avoué, et en l’annonçant à tout va, qu’il leur aurait semblé plus logique que la municipalité conserve sa maîtrise d’ouvrage (sans capacité financière d’assumer) et confirme, sans réserve, sa délégation de faire à l’Adjoint aux Travaux (de l’époque et avant qu’il ne soit destitué) qui se chargerait alors de trouver plus intelligemment et négocier plus pertinemment avec des entreprises de son choix (d’ailleurs déjà consultées sur le principe) pour exécuter les travaux à la meilleure satisfaction de tout le monde …. ???

C’est bien entendu l’option la plus honorablement légaliste qui fut immédiatement retenue, au grand ramdam de ceux ou celui à l’encontre de qui on exprimait déjà une défiance qui devait très vite se transmuter en un total manque de confiance et se transformer en des exclusions définitives hors du groupe décisionnaire.

Cette option légaliste se poursuivit donc par l’instruction d’un cahier des charges
qui déterminaient notamment dans quelles conditions l’opérateur qui serait sélectionné s’obligerait, notamment, à « retourner » aux actifs de la municipalité deux des niveaux de l’immeuble, aménagés en réponse aux charges inscrites et sur les bases desquelles devait s’effectuer la transaction.

Ces actifs s’appliquant plus précisément à l’ensemble du rez de chaussée, entièrement rénové et livré prêt à l’usage, et, d’un sous sol qui dont l’importance des espace pourraient servir à de multiples usages.

Naturellement les procédures et le respect aux règles, non seulement les plus élémentaires mais aussi les plus conformes à l’idée qu’on se fait de l’éthique universelle, ne semblent pas avoir, ensemble ou séparément, satisfait quelques uns des individus dont les intentions ne manquent encore pas aujourd’hui d’intriguer les esprits de ceux qui n’ont pas grand-chose à faire.

Les Dolomites en vrille

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